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La Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels expliquée simplement



La TLMR est un modèle psychothérapeutique qui a été développé par le Dr. Eric Bardot.


Dans sa clinique, ce dernier a traité avec des problématiques complexes (traumatisme, troubles graves de l’attachement, maltraitance, dépression, parentification, troubles de la personnalité etc.) qui l’on amené à explorer de nombreuses approches psychothérapeutiques et à créer des ponts entre ces dernières.


Influences

Parmi les influences on retrouve notamment :

  • John Bowlby et la théorie de l’attachement

  • Stephen Porges et la théorie polyvagale

  • Daniel Stern et l’accordage affectif

  • Jacob Moreno et le psychodrame

  • Milton Erickson et l’hypnose basée sur la relation

  • Grégory Bateson et l’école de Palo Alto

  • Steve de Shazer et l’ACS

  • Michael White et les approches narratives

  • L’EMDR de Francine Shapiro pour avoir remis au goût du jour les mouvements oculaires et plus généralement les mouvements alternatifs.

  • René Girard et le désir mimétique

  • Vigotsky et la zone proximale de développement

  • Viktor Frankl et Irvin Yalom pour la thérapie existentielle et la question du sens de la vie en thérapie.

A la croisée des approches existentielles, humanistes et systémiques, il avait d’abord appelé cette pratique HTSMA (Hypnose Thérapie Stratégique Mouvements Alternatifs) puis l’approche s’est complexifiée de telle sorte qu’elle est devenue un mouvement à part entière et non pas une juxtaposition de techniques issues de courants différents.


Dans la TLMR la relation est vue sous l’angle systémique, avec son aspect circulaire et marqué par l’influence du contexte.


Alors dans l’acronyme de cette approche on entend le terme « monde relationnel », mais qu’est-ce que qui se cache sous ce terme ?


Monde relationnel

Ce modèle psychothérapeutique original repose sur l’idée forte que la relation structure les êtres vivants. La TLMR s’inscrit dans la tradition Ericksonienne qui, au delà des techniques, porte un intérêt majeur à la relation et au processus thérapeutique. P. 29


Nos capacités de mise en forme des liens et des relations participent à la construction de notre monde relationnel. Ce dernier est influencé par notre histoire de vie, le contexte familial, sociétal, culturel, spirituel dans lequel nous évoluons.


Il organise notre manière d’interpréter les évènements de notre vie et les relations que nous entretenons avec les autres, c’est une manière de se représenter les relations comme le fruit de l’accordage de plusieurs constructions du monde qui s’articulent et cohabitent plus ou moins bien ensemble.


Donc quand deux personnes se rencontrent : un couple, des amis, des collègues, un thérapeute et son patient, elles mettent leur monde en relation de manière à n’en former qu’un, au croisement des deux leurs.


Ces mondes relationnels sont vus comme des entités vivantes qui construisent l’histoire de l’humanité, ils posent la question de la transmission aux générations futures et des problématiques transgénérationnelles.


Posture du thérapeute


La TLMR est une approche non pathologisante et non normative et le thérapeute va incarner cette philosophie.


Non pathologisante car la thérapie ne répond pas à une classification psychopathologique internationnale, ni à des symptômes, mais à la relation que le patient entretient avec ces derniers.


Non normative car l’objectif de la thérapie n’est pas de répondre à une norme sociale mais de permettre aux personnes d’être les autrices de leur vie.


Le thérapeute va mettre son énergie pour permettre que s’installe une relation de confiance basée sur une expérience sécure. Pour ce, il va adopter une posture décentrée, de non savoir. Il entre dans le monde relationnel qui comporte des aspects potentiellement dysfonctionnels du patient, afin qu’ensemble, de l’intérieur, patient et thérapeute transforment les liens qui enferment la personne dans son problème.


La TLMR est un modèle non protocolaire permettant d’adapter la thérapie au monde relationnel du patient, le thérapeute co-construit le processus thérapeutique avec ce dernier dans le présent de la séance. Il s’appuie sur :

  • Une manière de questionner le patient qui lui permet de mobiliser l’effet mimétique, d’entrer plus aisément dans son monde , de s’adapter à son imaginaire, à son style de communication.

  • Une approche intégrative qui utilise des outils complémentaires (hypnose, thérapie brève, mouvements alternatifs) qui facilitent l’émergence des ressources du patient comme du thérapeute.

La TLMR fait appel à la créativité du patient et du thérapeute. Ils définissent ensemble la manière la plus pertinente de co-construire une approche thérapeutique personnalisée.


Questions fondamentales

  • Qu’est ce qu’un monde relationnel sain porteur de sens ?

  • Comment dissocier la personne des troubles dysfonctionnels qui sont présents chez elle, de la pathologie ?

  • Comment allons-nous, à l’aide du langage et du questionnement, construire ensemble un espace/temps dans lequel vont pouvoir s’accorder et se rencontrer deux (ou plusieurs) intentions ?

À partir d'une expérience relationnelle sécurisante, la personne va pouvoir s’engager dans la thérapie, définir ses attentes, et commencer un processus d’externalisation par lequel les personnes pourront distinguer le problème qui les occupe de leur identité. Pour cela, certaines techniques d’hypnose conversationnelle peuvent notamment être utilisées.


Vision de la thérapie


En TLMR, il y a l’idée de redonner du pouvoir aux personnes sur leur vie, à prendre position, se remettre dans le mouvement, à déployer leur autonomie à la fois comme acteurs et auteurs de leur vie.


En lien avec l’histoire personnelle de son fondateur, la TLMR met en forme une histoire de résilience portée par cette idée :

Comment contribuer à un monde relationnel sain porteur de sens ?

Bibliographie :


De l’HTSMA à la thérapie du lien et des mondes relationnels : https://amzn.to/3GnaWD3

La résilience du phoenix : https://amzn.to/3GoG6K1

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